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 LA GRANDE CUISINE HOBBITE, C’EST BON MAIS….

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Fabrice
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MessageSujet: LA GRANDE CUISINE HOBBITE, C’EST BON MAIS….   Jeu 19 Juil - 9:20

LA GRANDE CUISINE HOBBITE, C’EST BON MAIS….

Suprême d’aiguillettes de porc sauce tartare, soufflé de Roquefort aux trois piments du désert profond, Consommé d’algues rissolées dans du vin Elfe, Saucisses de poulet des marais sauce menthe poivrée, Flan aux huit baies sauvages de la Toundra, Cake au chocolat sombre et son coulis de cancoillotte jeune… Telles étaient les merveilles proposées par Joël Cornichon, chef cuistot hobbit étoilé renommé à travers tous les jeunes royaumes pour « donner du courage aux petits gars » (une équipe de hobbits locale) qui affrontaient The Silver Ladder, équipe de jeunes haut elfes.

Faire découvrir au commun des mortels, qui n’est d’ordinaire pas habitué à une telle débauche de saveurs (et ce pour un prix modique, dixit le chef), la Grande Cuisine est une bonne idée en soi mais hélas, comme souvent lorsqu’il s’agit d’une idée nouvelle, il y a des inconvénients lors de son application.

Tout d’abord, dès l’ouverture des portes du Greenfield Stadium, la première chose qui gène, c’est l’odeur. L’odeur du pain frais sortant à peine du four, l’odeur de la soupe de requin au pistou et à la crème de raifort, et celle des rognons d’ours farcis à la purée de carottes. Je pourrais continuer d’énumérer le vaste éventail des senteurs parcourant les travées du stades pendant longtemps (Il semblerait que le chef avait préparé pas loin de trois cents plats différents et tous en quantité exubérante) mais ma mémoire gustative n’étant pas celle d’un maître queue, je ne vous parle donc que des plus marquants à mon avis.
Assis à ma place et attendant le début de la partie je tentais donc de réprimer les protestations de mon estomac criant famine mais, je finis donc quand même par craquer comme n’importe qui de normalement constitué l’aurait fait (cela exclu donc les mort-vivants) car la vue de mon voisin de banc, dégustant à pleines dents une belle part de Mille feuilles de légumes jaunes finit de sabrer ma résistance à la tentation. Je fonçais donc vers le buffet géant jouxtant la sortie des vestiaires. Malheureusement pour moi, nous devions être pas loin de deux mille spectateurs à avoir eu la même idée et ce en même temps. Je pris donc mon mal en patience et me mêlais à la foule bigarrée des supporters affamés de bonne chère et de beau jeu. Hélas, bien que le service assuré par des mitrons tous très professionnels était rapide, beaucoup de mes congénères humains eurent toutes les peines du monde à décider quelle merveille culinaire choisir. Cela eut donc pour seul effet de ralentir la file d’attente à un point tel que j’en ratais la traditionnelle parade des Cheerleaders elfes !! N’étant pas le seul dans ce cas, une petite rixe éclata entre ceux qui attendaient encore et ceux qui avaient trop traîné au buffet. (à vrai dire nous n’étions qu’une petite centaines d’individus impliqués dans cet esclandre et tout se finit avec à peine de très légères contusions mais certains durent repartir au début de la file d’attente, ayant perdu leur plat dans la mêlée) Il est vrai que d’avoir raté ce show si charmant m’avait passablement énervé mais la vue (ainsi que l’odeur mais aussi son aspect) de ma double ration de beignets de calamar aux potiron et sa sauce citron poivre eurent tôt fait de dissiper ma colère.

Si à la limite, les petits inconvénients dus à l’attente n’affectaient que le public, il n’y aurait nullement de raisons de protester contre la présence des chefs cuistots hobbits dans les enceintes des stades de Blood Bowl, mais hélas, même les joueurs tant hobbits qu’elfes furent attirés vers le buffet, tels les marins cédant aux appels des légendaires sirènes les enjoignant de dévier leur navire vers les récifs. Ainsi, durant l’entière première mi-temps, les équipes défendant eurent toutes les peines du monde à se mettre en place dans les temps. (A moins que ce ne soit les équipes attaquantes qui, pressées d’en découdre et de se ravitailler, anticipèrent de manière systématique le lancement du chronomètre.)
Arrivés à la mi-temps, Maître Cornichon organisa une distribution gratuite de petit pains au lait fourrés au chocolat, à la banane et à la cannelle qui n’eut pour autre effet que de déclencher un mouvement de foule aussi soudain que brutal et qui m’emporta tel la feuille morte en pleine bourrasque d’hiver au fin fond des vestiaires (on a beau dire que les hobbits sont de nature plutôt bon enfant mais une distribution de nourriture aussi succulente que gratuite aura tôt fait de transformer le « gentil chaton » en « chat sauvage » quasiment prêt à tout pour se procurer une miette de bonheur. Et on a beau faire le double de leur taille, rien n’est en mesure d’arrêter une tribune de hobbits affamés). Je revint donc péniblement à ma place (en fait j’ai encore craqué et fait un arrêt ravitaillement supplémentaire et prit une grosse ration de Choucroute Melba le tout arrosé de jus de melon des Marais Spongieux.) et manquait presque l’égalisation des braves hobbits locaux.
Arrivé au coup de sifflet final, et au vu que les supporters de l’équipe adversaire étant des elfes tout à fait civilisés, il fut organisé au centre du terrain un grand pique-nique à la bonne franquette pour finir les fonds de casseroles.

Au final, le fan de sport que je suis à un avis partagé sur la question de la présence des Grand Chefs cuistots dans les stades : certes j’ai découvert par ce biais des saveurs que mon maigre salaire de reporter ne m’aurait sûrement jamais permis de connaître mais dans le même temps, mon avide appétit de violence gratuite n’a été que partiellement rassasié car j’ai raté beaucoup d’actions d’éclat et ce uniquement à cause de cette succulente chère posée là, négligemment, à portée de main…

Mais d’un autre côté, il est vrai que regarder un match dans ces conditions, ça change de la traditionnelle trilogie Merguez frites, bière tiède et jet de cacahuètes sur les joueurs. (je peu vous garantir qu’un hobbit préfèrera mourir sur pied que de jeter de la nourriture aussi succulente.)

De plus, pour conclure, je me demande bien combien de couronnes d’or Maître Cornichon a gagné à l’issue de cette belle journée. (Et s’il avait vraiment besoin de ce surplus de publicité, lui dont les restaurants marchent si bien)



Marcel Morgoth
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